Les élus communistes du Blanc-Mesnil espèrent de tout cœur que le jeune homme sortira du coma dans lequel il est plongé. Ils assurent sa famille de toute leur solidarité. Les élus communistes du Blanc-Mesnil condamnent avec la plus grande fermeté cet acte d’une cruauté et d’une barbarie inouïe, que rien ne saurait excuser. La police doit tout mettre œuvre pour retrouver au vite les lâches auteurs de ces violences sauvages et les déférer à la justice. La responsabilité du préfet Lambert est engagée.

Force est de constater que cet acte de violence intervient alors qu’il manque plus de 40 postes de policier sur notre ville. En effet, de 142 agents en 1999, nous sommes passés à 102 en 2010. Dans la même période, notre population a augmenté de 10%. Avec l’application du budget 2011 qui prévoit la suppression de 6000 emplois de policier sur l’ensemble du territoire national, on peut craindre de nouvelles suppressions de postes.

Malgré l’aide de la municipalité en voitures, radios, informatiques,… notre commissariat connaît le plus grand dénuement matériel. L’UTeQ (Unité territoriale de quartier) promise par les différents ministres de l’intérieur de Sarkozy n’est toujours pas mise en place. Le gouvernement attend-il un nouveau drame pour tenir parole et agir ?

Tout ce qu’a su faire le gouvernement et son préfet, c’est de faire tourner la nuit un hélicoptère dont la seule « utilité » est d’empêcher les gens honnêtes de dormir. Ils ont aussi mis en œuvre des unités mobiles déterritorialisées qui, comme les carabiniers d’Offenbach, arrivent toujours trop tard faute de connaître le terrain.

Il faudrait au contraire revenir à une police nationale de proximité au service de la population, bien formée et respectueuse de tous les citoyens y compris des jeunes, au lieu d’une police tournée vers l’action commando à grand spectacle et la seule protection des puissants. Il faut une justice qui ait les moyens de mettre en œuvre des peines réparatrices, éducatives et pas seulement répressives. Il faut en finir avec des prisons qui ne sont que des pourrissoirs et des écoles du crime.

Combattre la violence et l’insécurité, c’est créer de la sécurité sociale en mettant fin à la précarité et au chômage de masse des jeunes, en faisant jouer à nouveau à l’école son rôle d’ascenseur social, en assurant à tous l’égalité d’accès aux services publics, aux études, à l’emploi, au logement, à la culture, à la création artistique et à la justice. Cela demande plus de services publics en particulier pour l’enfance et la petite enfance, pour l’aide à la parentalité, pour la justice, l’éducation, le sport, la culture…Donc plus d’argent pour les Hommes et moins pour les marchés financiers.

Faire reculer la violence, c’est avant tout mettre l’humain au cœur des valeurs notre société au lieu de glorifier l’individualisme forcené, la loi du plus fort et l’argent-roi.

Le Blanc-Mesnil le 2 janvier 2011,