Je suis, quant à moi, résolument solidaire de la lutte qu’ils ont engagée pour conserver leurs emplois.

Après celui de 2004, qui avait entraîné la destruction d’une centaine de postes, ce nouveau plan social prévoit la suppression de 119 postes dont 48 assistantes, soit 6% des effectifs. Pourtant, le groupe Sicli-Cofisec, n° 1 français des extincteurs, détient près de 40% des parts de marché dans son secteur et voit ses bénéfices augmenter chaque année, son résultat net s’élevant en 2006 à plus de 14 millions d’euros.

Au regard des bénéfices engrangés par le groupe et de la position dominante qu’il occupe sur le marché, il n’est pas permis de douter quant à la volonté manifeste de la direction de SICLI de supprimer des emplois dans le seul but d’accroître ses profits.

A l’heure où le gouvernement s’apprête à remettre en cause les 35 heures par simple accord d’entreprise et encourage le recours aux heures supplémentaires, ces destructions d’emplois ouvrent la voie à une société où le chômage de masse est organisé de façon à exercer une pression constante sur les salaires au profit des actionnaires.

L’emploi, plus que jamais, doit être au cœur de nos priorités, au Blanc-Mesnil et au-delà. Dans notre ville, ce sont près de 1 500 emplois nouveaux qui vont être créés dans les prochaines années avec l’ouverture d’ici 2009 de l’espace commercial de l’Air dans la ZAC Eiffel, l’implantation de l’écopôle et l’arrivée de nouvelles entreprises et commerces dans le parc d’activités du Carré des Aviateurs et au Chemin Notre-dame.

Cette dynamique en faveur de l’emploi ne doit pas être freinée. Au Blanc-Mesnil comme ailleurs, SICLI doit maintenir les emplois !