C’est pour cela que le grand patronat, SUEZ en particulier, n’a eu de cesse d’en obtenir le dépeçage, pour la racheter. C’était pourtant un engagement ferme de notre actuel président de la république, alors ministre des finances que de ne pas la privatiser.

Finalement tout est dit !

La lutte des pauvres contre les riches

Ce que nous vivons, c’est la lutte des pauvres contre les riches pour obtenir une juste répartition des richesses créées. Sauf que cette lutte se déroule à présent aux niveaux mondial et européen et touche tous les secteurs de la vie. Les directions d’EDF et GDF veulent externaliser les activités et fermer les structures de proximité.

Non pour proposer un service meilleur mais pour des raisons de coût . C’est la même logique qu’emploie PSA à quelques centaines de mètres d’ici, à Aulnay sous Bois. Et l’on apprend qu’Arcelor-Mittal prévoit de 5 à 18 mois de chômage partiel pour 1000 de ces 2500 salariés. Ces choix sont ceux que préconise le sommet du G20. On nous explique que l’on va moraliser le capitalisme. Mais dans le même temps Nicolas Sarkozy annonce une nouvelle réduction de l’impôt sur la fortune.

Il refuse, comme tous les chefs d’Etat européens, d’entendre parler augmentation de salaires, de retraites et de minima-sociaux alors que l’on apprend l’existence, en Suisse, d’un compte secret de 100 millions d’euros, constitué par le MEDEF.

Vous le savez, nous le savons, les richesses existent, nous les produisons, tous ensemble !

Mieux les partager, c’est non seulement un droit mais une nécessité pour le développement humain. Le capitalisme, c’est la crise que nous vivons actuellement dans une planète sans cesse plus menacée par un choix politique nuisible.

Dans le secteur de l’énergie se pose la question de la fin des ressources pétrolières, des nouveaux modes de production de l’électricité; du maintien du nucléaire dans le service public ; quelle est la réponse de l’Europe ? Encourager les marchés financiers à investir cette activité au motif qu’elle a rapporté 8,9 milliards en 2009.

Le profit, toujours le profit, mais quand vient le tour des hommes et des femmes qui travaillent ?

Aujourd’hui notre avenir passe par des entreprises et des services publics coopérant pour l’efficacité sociale et les biens communs de l’humanité, dont l’énergie, sous contrôle des salariés et des usagers. Il faut un nouveau système de financement mondial avec un très fort crédit public à taux d’intérêts abaissés en fonction des emplois crées et des impacts écologiques réalisés.

D’ici quelques semaines nous aurons, le 7 juin l’occasion, de changer cette Europe, de dire : "nous voulons un autre mode de développement juste et propre". Votre lutte pour les emplois, les salaires, le service public pose toutes ces questions ; c’est pour cela que nous, élus communistes nous en sommes !

Hervé BRAMY, Conseiller Général, Secrétaire Départemental de la Fédération du P.C.F.