Le cabinet d’expertise « Secafi » vient de remettre le deuxième volet de son rapport sur le plan de licenciement chez PSA. Il précise que la fermeture du site d’Aulnay et le licenciement de ses 3 300 salariés n’aurait d’effets positifs sur les comptes de PSA qu’en fin d’année 2017. Au lieu d’être bénéfique, l’abandon d’Aulnay ne fera qu’empirer la situation à court et moyen terme pour l’entreprise PSA. Casser de la sorte son outil de production, s’appelle hypothéquer l’avenir.



Avec la reprise du marché automobile prévu en 2016, les usines restantes de PSA se trouveraient sur-utilisées et ne pourraient probablement pas répondre à toutes les demandes de véhicules. Quelle est l’ambition de Peugeot ? Vendre moins de véhicules ? Ne pas répondre dans des délais de livraison corrects à la demande de ses clients ? La fermeture de l’usine d’Aulnay n’est ni faite, ni à faire, que ce soit dans l’intérêt des salariés d’Aulnay ou dans l’intérêt de l’entreprise Peugeot.

Pourtant, la presse se faisait l’écho, hier matin, de l’implantation des ateliers de réparation du métro du Grand Paris sur le site de PSA. La revitalisation du site est un marché de dupes, elle ne peut être une solution viable pour les 3 300 salariés d’Aulnay. Ces ateliers de réparation n’offriraient que 500 emplois et surtout ces derniers n’arriveraient au mieux qu’en 2018, soit quatre ans après le licenciement du dernier salarié d’Aulnay. De plus, ces projets de revitalisation sont faits de brique et de broques et de pièces rapportées. Cet atelier de réparation devait être originellement implanté dans la ville de Gonesse. En déshabillant Pierre pour habiller Paul, cette conception de la revitalisation est un piège, qui ne permettrait pas de créer de nouveaux emplois sur le territoire, mais aboutirait à une perte sèche de 2 800 emplois pour Aulnay et le département !

Les salariés de PSA Aulnay se sont hier rassemblés devant la préfecture de Bobigny, ou a eu lieu la première réunion tripartite (Etat, organisations syndicales et représentants de Peugeot) sur le devenir du site d’Aulnay. Ils ont a cœur de défendre leurs emplois et le maintien du site de production industriel de PSA Aulnay. Les communistes et leurs élus étaient présents à leur côté pour que prévale l’intérêt social et industriel d’un département sur les choix peu scrupuleux de quelques actionnaires.





Hervé Bramy, secrétaire départemental du PCF