Des municipalités ont fait le choix de créer et de subventionner des lieux ou les salariés puissent se retrouver, échanger, s’organiser et se défendre. Ces lieux s’appellent des Bourses du Travail. Ceux-ci, à la fin du 19ème siècle étaient l’endroit où les ouvriers se regroupaient pour trouver du travail et se mutualiser, les syndicats étant interdits.

Dans les municipalités gérées par les amis de M. Meignen, il n’y a pas de Bourses du Travail. Les premières dispositions qu’ils prennent, dès qu’une ville bascule à droite, c’est de supprimer la subvention, voire d'affecter les locaux à d’autres fins ! Ils font de même avec les centres municipaux de santé.

Or, les Bourses du Travail sont des lieux d’utilité publique.

Utilité publique au même titre que le secours populaire, la Croix rouge ou les Restos du cœur, à la différence près que les Bourses du Travail, où se réunissent les organisations syndicales, s’attaquent à la racine du mal.

La Bourse du Travail est d’autant plus utile que la crise sévit durement, mais pas pour tout le monde. Cette crise du système capitaliste qui a pour but de mieux rétribuer les actionnaires, les riches, au détriment du plus grand nombre, ceux-là mêmes qui créent les richesses.

On connaît les dégâts qu’occasionne cette crise : fermeture d’entreprises, suppression de milliers d’emplois ; des régions sont dévastées, des familles se retrouvent dans le dénuement. Cette crise engendre la misère et la violence pendant que les vrais responsables sont récompensés à coup de milliards et de stocks- options. Aider ces familles, ces salariés avec ou sans emploi, c’est le rôle social et économique que s’assigne la Bourse du Travail du Blanc-Mesnil. Plus de 1000 Blanc-Mesnilois l’ont fréquenté l’année dernière. Ils sont venus pour consulter les avocats, des conseillers de salariés ou des prud’hommes, ou s’organiser dans les syndicats.

Pour mémoire, je peux vous indiquer qu’en 2008, 800 000 € on été récupérés pas les salariés de Blanc-Mesnil qui avaient été floués dans leurs droits par le patronat.

Ces dernières années, la Bourse du Travail s’est largement ouverte à la population.

Diverses associations, comme des amicales de locataires, des comités de ville et de voisinage, des parents d’élèves, des représentations théâtrales en coopération avec le forum, s’y retrouvent et font de ce lieu un espace citoyen.

Un lieu de lutte et de démocratie.

C’est cela et non la subvention que conteste M. Meignen en opposant les Restos du cœur et la Bourse du travail. , Quand les « enfoirés » chantent « 20 ans plus tard nous sommes toujours là », c’est dire combien ce système génère la misère et, au regard de la politique menée par les amis de M. Meignen, ce n’est malheureusement pas demain que cela va s’améliorer.

Que la municipalité de Blanc-Mesnil aide la Bourse du Travail et les salariés à résister et à se défendre, je ne peux que m’en féliciter. En aidant les associations de cette ville et la Bourse du Travail, vous faites, M. le Maire, le bon choix et je vous en remercie.