Cette réforme, vu son importance, devrait faire l’objet, sous forme d’États généraux, d’un grand débat citoyen afin de rendre chacun coauteur des propositions faites.

Mais comme au temps de la monarchie, M. Balladur, grand commis de M. Sarkozy, a choisi de «réformer» l’administration de la France d’en bas, à partir des désirs de la France d’en haut. Résultat, les propositions du Comité Balladur ne conduisent qu’à éloigner toujours plus les citoyens des lieux de décisions, en transformant les collectivités locales en de simples outils de mise en oeuvre des politiques décidées par l’État et la Commission européenne. L’objectif étant, sous pression du diktat de Bruxelles et du grand patronat européen, de réduire les dépenses publiques indispensables à la satisfaction des besoins, tout en privatisant et externalisant les services publics par l’intermédiaire de « partenariat public privé ».

Ainsi, le Comité Balladur propose la suppression d’un acquis majeur de la Révolution française : la libre administration des collectivités territoriales. Les élus communistes pensent qu’au contraire, il faut donner toutes latitudes et tous moyens aux collectivités locales pour développer des services publics ayant pour mission de réduire les inégalités, de protéger les familles des effets dévastateurs de la crise du capitalisme et de faire travailler les PME réellement productrices de richesses utiles. Il faut que l’Etat cesse de réduire ses dotations financières aux communes avec les conséquences que l’on sait sur la fiscalité locale, au Blanc-Mesnil comme ailleurs.

Yann LE POLLOTEC, conseiller municipal et président du groupe des élus communistes et apparentés du Blanc-Mesnil

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