Monsieur Le Maire, le budget qui est présenté à notre délibération et à notre vote, s’inscrit dans la perspective de continuation de la réalisation des engagements sur lesquels votre majorité s’est fait élire. La majorité municipale fait ce qu’elle a dit, et dit ce qu’elle fait. Cela doit être souligné par rapport à certain contre exemple nationaux et internationaux qui fâchent beaucoup de nos concitoyens avec la politique. Oui nous mettons le paquet sur le logement, le développement économique, sur l’éducation et la formation, sur santé, la culture et le sport.

Oui nous mettons en place le « Centre de service citoyens » afin améliorer encore plus la qualité du service public du à nos concitoyens. Car nous sommes fiers de considérer nos concitoyens comme des usagers égaux en droit et non comme des clients

Oui nous investissons pour bâtir le Blanc-Mesnil du XXI siècle une ville solidaire, active et écologique, les travaux au centre, aux Tilleuls, à Montillet et à Casanova, et demain les deux gares du métro du grand Paris le montrent.

Oui nous sommes fiers de notre plan local de l’habitat qui assure la mixité sociale de notre commune jusque dans le parc de logements sociaux alors que dans le même temps les maires UMP d’Ile de France, persistent à être hors la loi en ne construisant pas de logement sociaux pour de bas intérêts électoraux et clientélistes.

A juste raison nous ne baissons pas la garde concernant l’aide au tissu associatif, culturel et social que cela soit en matière de subventions, de prêts de locaux, de matériels et de prestations du personnel municipal. Ce tissu qu’il soit associatif, sportif ou syndical fait battre le cœur de notre ville. Force est de constater que l’Etat et l’Union européenne, n’ont malheureusement pas la même attitude vis-à-vis de ce tissu qui fondent la cohésion sociale de notre République et qui échappe encore à l’implacable loi des marchés financiers. Je rappellerai pour mémoire toute l’énergie qu’ont du déployer le Secours populaire, le Secours catholique et les Restos du cœur pour voir maintenir l’aide alimentaire communautaire.

Je rappellerai aussi le caractère ravageur en matière de bénévolat que va avoir les conséquences de la contre réforme des retraites. Mais mon petit doigts me dit qu’il est possible que dans quelques mois, cette contre réforme inique ne soit plus qu’un mauvais souvenir.

Ce budget 2012 est aussi un budget de résistance et d’espoir en attendant de prochains des changements nationaux que notre groupe appelle de ses vœux.

Monsieur Maire, vous avez eu raison de porter plainte aux noms des Blanc-Mesnil sur la manière dont l’Etat nous maltraite financièrement depuis dix ans.

Vous avez raison de refuser l’odieux chantage devant lequel le chef de l’Etat voudrait nous mettre : N’a-t-il pas affirmé le 29 janvier dernier qu’il ambitionnait de conditionner le montant des dotations de l’Etat aux communes à la suppression massive de postes fonctionnaires territoriaux ? Ne nous y trompons, il s’agit avec ce chantage de livrer des pans entiers des services publics municipaux aux grands groupes privés amis du clan Sarkozy.

Vous avez raison de refuser la stigmatisation de la dépense publique utile à la satisfaction des besoins humains.

Si dette publique il y a, ce n’est pas parce que nous vivrions au dessus de nos moyens mais parce qu’on a, par des décisions politiques, forcé l’Etat et les collectivités locales à emprunter au prix fort sur les marchés financier au lieu d’emprunter à la banque de France à taux zéro. Soit un coût de 1400 milliards en trente ans.

Si dette publique il y a, c’est parce qu’on a exonéré de près de 172 milliards d’impôts et taxes les groupes capitalistes et les ultra-riches.

Si dette publique il y a c’est parce qu’on a donné des milliards d’aides publiques aux entreprises sans aucune contre partie en emploi, formation, recherche. Ces aides ont au contraire financé les délocalisations, les fermetures d’entreprises et les destructions d’emplois. Le triste exemple de la fermeture annoncée de PSA-Aulnay illustre bien le marché de dupe que constituent les aides non conditionnées aux entreprises Si dette publique il y a c’est parce qu’on a légalisé la fraude fiscale et sociale des riches et des grands groupes capitalistes.

Si dette publique il y a c’est parce qu’on a supprimé la Taxe professionnelle. Résultat 9,5 milliards de manque à gagner pour l’Etat en 2011, et une accélération de la désindustrialisation du territoire puisque les taxes ayant remplacé la taxe professionnelle incitent les communes à accueillir des activités tertiaires plutôt que des industries.

On nous dit que la France aurait le record mondial de la dépense publique comme si cela était une tare. Mais est-ce une tare si la dépense publique de notre ville contribue à ce que nos concitoyens se logent, se cultivent, s’éduquent, scolarisent leur enfant, se soignent, fassent du sport ?

Bien sur on pourrait être dans un autre système celui de certains pays ultralibéraux où chacun se débrouille avec ses revenus et ses assurances privés, si toutefois il en a les moyens.



Si vous avez de l’argent vous pourrez mettre vos enfants au conservatoire privé, à l’école privé, vous pourrez vous soigner, faire du sport, vous cultiver,… si vous en avez pas ou si vous avez été victimes d’un accident de la vie tant pis pour vous.

Attaquer la dépense publique, c’est refuser que chacun contribue par son impôt aux besoins de tous.

Attaquer la dépense publique, c’est mettre en cause la cohésion de notre ville comme de notre nation. Car là où on détruit la solidarité citoyenne on détruit ce qui fait société.

Il faut au contraire démultiplier les lieux de partage, de création et de gratuité : à ce titre la création d’un Fab-Lab sur le territoire de notre commune serait particulièrement bienvenue

Enfin Mr Le Maire, après la catastrophe annoncée de Dexia et l’incapacité des banques commerciales à financer l’économie réelle alors qu’elles ont guichet ouvert à la BCE, vous avez raison de réclamer un pôle public bancaire qui financerait par des prêts bonifiés les investissement des collectivités locales qui sont, on le rappellera jamais assez, à l’origine de plus 70% de la commande publique.

Pour toutes les raisons indiquées précédemment le groupe communiste et apparenté votera le budget