Un projet de loi examiné en conseil des ministres en juillet dernier prévoit de transformer l’établissement public en société anonyme ouvrant ainsi la voie à la privatisation de la Poste.

Malgré l’impopularité de cette mesure, le Gouvernement persiste, à travers le changement de statut de la Poste, à vouloir ouvrir le capital de l’entreprise publique en jurant ses grands dieux qu’elle s’opposera à l’introduction de capitaux privés. On connaît la musique, celle que nous a déjà jouée le président Sarkozy, quand il était encore ministre de l’économie en 2004, à propos de GDF. Il ne doit faire aucun doute que le changement de statut de la Poste ouvre la voie à sa privatisation progressive. A une logique de service public viendrait alors se substituer progressivement une logique de rentabilité financière dans l’exercice des missions de La Poste.

D’anciennes entreprises publiques, telles que France Telecom, EDF-GDF, ou Air France, ont déjà connu le même sort avec les résultats que l’on connaît pour les salariés et les usagers : suppression de postes, augmentation des cadences et réorganisation brutale des services au détriment de la santé des salariés, recours accru à des travailleurs précaires embauchés en CDD ou en intérim, explosion des tarifs, baisse de la qualité du service, etc.

« Ce service public postal est déjà l’objet de remises en cause très importantes qui ont abouti à une détérioration du service rendu à la collectivité », affirme la délibération. De bureaux de poste fermés en bureaux transformés en agences postales à la charge des communes ou en relais-poste chez les commerçants, ce sont « plus de 50 000 emplois qui ont été supprimés depuis 2002 (...) Ceci se traduit par un accroissement des tournées de facteurs à découvert, des horaires de levées avancées, des files d’attente qui s’allongent. »

Le conseil municipal n’a pas manqué de faire le lien avec les privatisations postales en Europe qui ont engendré baisse de qualité de service, augmentation des tarifs et destruction d’emplois. Et d’affirmer que « le service public postal doit être maintenu, modernisé et rénové afin de répondre aux besoins de la population sur l’ensemble du territoire. »

Afin de permettre aux Blanc-Mesnilois de se prononcer sur l’avenir du service public postal, le conseil municipal a décidé de soutenir le « Comité local contre la privatisation de la poste » qui organise, comme partout en France, une votation citoyenne le 3 octobre et appelle à dire non au projet de loi postale.

Onze bureaux de vote seront ainsi répartis sur l’ensemble du territoire et ouverts de 9h à 12h30 :

- place Gabriel Péri

- devant la Poste du Centre

- devant la Halle aux chaussures, rue Henri Barbusse

- devant le PMU, rue Pierre et Marie Curie

- devant la Poste du Sud

- devant La halle Auchan

- à la Maison des Tilleuls

- devant le PMU de Pasteur

- à la cité Pierre Sémard

- au Marché Casanova

- devant le PMU, avenue Paul Vaillant Couturier