Le budget 2009, est à l’image de cette volonté politique avec le doublement du nombre d’agents de surveillance de la voie publique (ASVP) pour assurer la sécurité routière devant les écoles et combattre le stationnement incivique, avec l’étude pour réalisation d’une ligne de mini bus intramuros, avec la modernisation de la radiologie du centre de santé Rouquès, avec le soutien à des réalisations de logements sociaux et d’accession sociale de haute qualité environnementale, avec la mise en œuvre de mesures renforçant l’attractivité de nos zones d’activité économique pour soutenir et créer de l’emploi, avec le blocage des tarifs des cantines et du conservatoire.

Le budget 2009 adopté le jeudi 26 mars, met aussi le paquet, en terme d’investissement, avec une hausse de 25%, pour la sécurité routière, la voirie, les écoles, l’aménagement du cœur de ville, la reconstruction du gymnase Macé-Le Mansois, la modernisation des zones industrielles, la rénovation urbaine des cités dégradées.

Comme les années précédentes, les dépenses de fonctionnement de notre ville ont été contenues dans les limites de l’inflation.

Si la majorité municipale a pris le parti d’un budget anti crise en faveur de la population de notre ville et de l’emploi pour les PME/PMI qui réalisent nos investissements, malheureusement force est de constater que ce n’est pas le cas de l’État Sarkozy.

LA POLITIQUE ANTI-SOCIALE DE SARKOZY ASPHYXIE LES COMMUNES

En effet cette année, les dotations que l’Etat verse au Blanc-Mesnil, au lieu d’augmenter, vont diminuer de 0,63 % alors que la population blanc-mesniloise compte 5 000 habitants supplémentaires (+10%). Le manque à gagner pour notre ville s’élève ainsi pour 2009 à 1,6 millions d’euros. Cela équivaut au budget des deux centres municipaux de santé qui assurent chaque année 100 000 consultations médicales pour 20 000 patients.

Désormais, l’État impose aux communes de participer directement à la réduction des déficits nationaux dus à la rapacité des marchés financiers, en annonçant en plus la suppression de la Taxe professionnelle, ressource fiscale essentielle au développement de notre ville.

L’État asphyxie les collectivités locales à l’heure où il serait pourtant urgent d’en faire les principaux moteurs de la relance. Les collectivités territoriales réalisent en effet 73% des investissements publics.

Dans une ville où plus 60% de la population, faute de ressources suffisantes, est exonérée de tout ou partie de l’impôt, que restait-t-il à faire ? Supprimer nos services publics ? Démanteler nos Centres Municipaux de Santé et nos centres de loisirs pour les enfants du Blanc-Mesnil ? Réduire les investissements essentiels à la pérennité de nos équipements et de nos services publics ?

Non, bien sûr ! Alors quoi ? Augmenter notre niveau d’endettement à un moment où les banques, quand elles acceptent de prêter, ne le font qu’aux conditions de l’usure ? Ou bien alors voter un budget en déséquilibre et laisser l’État mettre la commune sous tutelle pour organiser le dépeçage de nos services publics ?

LE PARTI PRIS DU SERVICE PUBLIC

Les élus de la majorité municipale du Blanc-Mesnil ont pris leur responsabilité en ne sacrifiant pas nos services publics, à fortiori dans une période où la crise économique et sociale rend vulnérable tout à chacun.

En distribuant des milliards aux banques sans contre partie et qui finissent en stock option dans les poches des licencieurs, en réduisant le montant de ses dotations et en supprimant la taxe professionnelle, le gouvernement transfère les impôts sur les familles et ne laisse d’autre choix aux communes que de compenser la perte de recettes fiscales par l’augmentation des impôts locaux.

Au Blanc-Mesnil, comme dans de nombreuses villes du département, quelle que soit leur couleur politique, les impôts vont augmenter : + 11,8 % à Bondy, + 10 % à Bobigny, + 8 % à Drancy, + 4,9 % au Blanc-Mesnil, + 4 à 6 % à Noisy-le-Sec, 4,2% à Bagnolet, entre 15 et 20 % à Aubervilliers, 7% au Conseil général, …

Oui pour la première fois depuis 12 ans les taux des impôts augmentent au Blanc-Mesnil, et même si plus 60% de la population faute de ressources suffisantes est exonérée de tout ou partie de l’impôt, nous élus communistes nous sommes en colère car l’irresponsabilité de l’État Sarkozy avec son bouclier fiscal en faveur des grandes fortunes conduit à faire subir aux classes moyennes salariés ou retraités des hausses impôts qui auraient pu être évitées.

Les élus de la majorité sont conscients des efforts à réaliser. Pour l’année 2008, la ville, grâce aux efforts de ses agents, est parvenue à contenir ses dépenses de fonctionnement qui n’augmenteront cette année que de 1,76%, à un niveau inférieur à l’inflation. L’endettement de la commune, quant à lui, est maîtrisé. Une gestion rigoureuse de la charge de la dette a permis de la ramener de 13 millions d’euros en 2007 à 10 millions d’euros pour cette année. La commune du Blanc-Mesnil va ainsi pouvoir prendre part à la relance économique et à la défense de l’emploi en augmentant ses investissements de 25 % cette année.

LUTTONS TOUS ENSEMBLE POUR GAGNER LES MOYENS, POUR QUE VIVE NOTRE COMMUNE !

Exigeons ensemble que l’État et le gouvernement donnent aux villes les moyens de répondre aux urgences sociales : suppression du bouclier fiscal en faveur des plus riches, taxation des profits financiers des entreprises multinationales, diminution de la T.V.A ! Face au bouclier fiscal, qui ne sert qu’à protéger les intérêts des plus riches, battons-nous pour un bouclier social !

Groupe des élus communistes et partenaires du Blanc-Mesnil Le 26 mars 2009