Le projet de gare du futur métro devant l’entrée du musée de l’air sera, si le projet se réalise, un facteur de développement. Mais il faut inscrire ce projet dans la politique tarifaire du STIF, pour qu’il soit effectivement accessible à tous, donc aux populations riveraines grâce à la tarification unique. Le projet de liaison rapide ne doit pas faire oublier la modernisation urgente du RER B ainsi que le prolongement de la ligne 7 jusqu’au Musée de l’air.

Le Président, en parlant d’ « un vaste équipement culturel et scientifique » est resté très flou sur ce que chacun attend : l’engagement fort de l’Etat sur le projet phare de la cité de l’air que nous portons depuis de nombreuses années. La transformation du musée de l’air en Cité internationale de l’air et de l’espace, vitrine du savoir faire national et européen serait un puissant moteur du développement économique, touristique, culturel et social. Il faut pour cela un projet architectural emblématique et fortement identifié.

Le développement économique doit profiter aux populations qui vivent ici. Oui au développement de l’offre de formation pour les jeunes dans le domaine de l’aéronautique. C’est pourquoi je repose avec force le projet de lycée des métiers de l’aérien à Blanc-Mesnil.

La façade blanc-mesniloise face au musée de l’air peut-être un axe stratégique pour le développement économique, la rénovation urbaine et le développement durable. Je suis évidemment pour accélérer une offre nouvelle de logements, tant la demande est forte particulièrement pour le logement social et intermédiaire. Mais qu’en sera-t-il des financements indispensables de l’Etat et de la maîtrise du foncier contre la spéculation? Cela appelle des décisions.

Nous sommes prêts à travailler à tous ces projets et objectifs mais nous n’accepterons pas que les élus locaux soient dessaisis de la maîtrise de l’avenir. Je demande que les élus et les populations soient associés à toutes les décisions.

Pour le pôle du Bourget, je propose une conférence de projets avec les villes directement concernées : Le Bourget, Dugny, La Courneuve, Blanc-Mesnil, Bonneuil et Gonesse. Cette conférence de projet ne doit présager en rien le périmètre futur des intercommunalités.

S’il faut parler de l’avenir, le Gouvernement devrait être plus volontariste dès aujourd’hui pour la relance économique, la défense de l’emploi et le pouvoir d’achat. Car l’urgence est là et c’est donc maintenant qu’il faut agir.

Le 29 avril 2009