Après avoir recueilli un millier de signature de salariés de PSA Aulnay en quelques heures et manifesté devant le siège de PSA, les salariés et leurs organisations syndicales ont fait reculer Philippe Varin. Le président du directoire de PSA comptait « vider les usines » d’Aulnay et de Rennes en proposant à certains salariés de les transférer vers d’autres sites de production, sans condition, ni garantie sur l’emploi.

Ce faisant, Philippe Varin a tenté de semer la division entre salariés. Il s’est ainsi inscrit dans une longue tradition du patronat, qui, au lieu de chercher à éviter une casse sociale et humaine, n’a jamais autant fait preuve d’intelligence, d’esprit d’innovation et de volontarisme que lorsqu’il s’agit de briser un mouvement social. La mobilisation des salariés a empêché ce passage en force de la direction, qui espérait ainsi acter la fermeture d’Aulnay, avant même que le plan social ne soit adopté. C’est une victoire encourageante pour les salariés et le maintien de la production sur le site de PSA Aulnay. François Fillon a avoué avoir demandé au patron de PSA de repousser son plan social pour ne pas qu’il ne le gêne, ainsi que Nicolas Sarkozy, avant les élections, sans chercher le moins du monde à empêcher ce désastre. Nous dénonçons ce petit arrangement entre amis, nuisible aux salariés et à l’emploi. La confession tardive de monsieur Fillon ne surprend guère, la droite, du centre à l’extrême, s’est montrée de tout temps l’ennemie des salariés, privilégiant l’intérêt particulier de l’aristocratie et de la bourgeoisie aux aspirations populaires.

Cette déclaration ne doit pas jeter un écran de fumée blanche sur la nécessité de combattre, aujourd’hui et maintenant, le plan odieux de PSA. Hier s’est tenue la première réunion tripartite, devant rassembler autour d’une même table la direction de PSA, les représentants des salariés et l’Etat, jouant un rôle d’arbitre. Le ministre du redressement productif doit intervenir prestement. Alors que l’Etat garantit à hauteur de 7 milliards d’euros les engagements de la banque PSA finance, Philippe Varin maintient toujours en l’état son plan social. C’est inacceptable ! Les communistes lancent un appel à élargir le rassemblement de toutes celles et ceux qui veulent maintenir l’usine PSA d’Aulnay et ses emplois.

Le gouvernement doit utiliser le rapport de force qui lui est favorable pour sauver les 8000 emplois menacés chez PSA et maintenir en activité l’usine de PSA Aulnay et ses 3 300 emplois, au risque de susciter colère et désespoir.

Hervé Bramy, Premier Secrétaire du PCF 93, Adjoint au Maire, Conseiller Général du Blanc-Mesnil

Le Blanc Mesnil, le 29 octobre 2012